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Ce mercredi 24 avril 2019, la Cour européenne des droits de l’homme a tenu une audience de Grande Chambre dans l’affaire M.N. et autres c. Belgique, affaire dite des visas syriens.

AVOCATS.BE a non seulement été autorisé à intervenir dans l’affaire en qualité d’amicus curiae mais également à prendre la parole lors de l’audience.

Pareille autorisation est très rare, surtout s’agissant d’un tiers intervenant non étatique.

Depuis 2015, le 20 mars est devenu la « journée de la justice ». Cette année encore, les acteurs du monde judiciaire (magistrats, avocats, greffiers, personnel administratif) ainsi que tous les citoyens concernés, sont invités à faire entendre leurs voix en se rassemblant devant les palais de justice de chaque arrondissement.

En 2019, 66 jours séparent la journée de mobilisation, des élections fédérales du 26 mai. Décidés à placer le refinancement de la justice parmi les priorités du prochain gouvernement, les associations de magistrats du pays (l’Union professionnelle de la magistrature, l’Association syndicale des magistrats, l’Union royale des juges de paix et de police, de Nederlandstalige Vereniging van Magistraten, Magistratuur en Maatschappij) en partenariat avec AVOCATS.BE et les différents barreaux, ainsi que le Syndicat des avocats pour la démocratie, la Plateforme Justice Pour Tous, et la Ligue des droits humains, lancent une campagne intitulée « 66 jours pour sauver la justice ».

Le slogan choisi pour la campagne est « l’Etat de droit, j’y crois ! », afin d’attirer l’attention sur une des revendications principales du monde judiciaire, à savoir le respect de la loi sur les cadres et un financement adéquat de l’Ordre judiciaire, ainsi que la nécessité d’un accès effectif à la justice pour tous les citoyens.

Le 20 mars 2019, les audiences seront suspendues à 11h30 et les participants sont invités à se rassembler devant les palais, pour y affirmer leur volonté de changement. Différents événements symboliques, tels des « marches pour la justice », seront organisées dans certains arrondissements. Un cahier de revendications communes à l’ensemble du monde judiciaire sera également dévoilé à cette occasion.

Mais la mobilisation ne s’arrêtera pas le 20 mars ! Ce doit être le point de départ d’une grande campagne, couvrant la période de 2 mois qui nous séparent des élections fédérales, régionales et européennes. L’ambition est d’organiser, au cours de ces quelques semaines, des événements aux quatre coins du pays, pour sensibiliser les citoyens à cette question et interpeller les différents partis au sujet de leurs programmes en matière de justice. Et, comptez sur nous, nous serons vigilants quant à la faisabilité des promesses et la concrétisation des paroles en actes (et en budgets !).

Les acteurs de la plateforme « 66 jours » vous convient à une conférence de presse au cours de laquelle ils vous exposeront plus précisément les motifs de leur action, leurs revendications ainsi que quelques-uns des événements actuellement prévus dans le cadre de la campagne de sensibilisation.

Cette conférence de presse se tiendra ce lundi 18 mars à 17 heures dans les locaux du Conseil Consultatif de la Magistrature (bâtiment Thémis, boulevard de Waterloo, 70, au 7ème étage, 1000 Bruxelles).

Informations supplémentaires : www.66jours.be

Par un jugement du 9 janvier 2019, le tribunal de première instance de Bruxelles vient de déclarer l’Etat belge responsable de la surpopulation carcérale au sein des prisons de Forest et de Saint-Gilles et le condamne à remédier à cette situation dans un délai de 6 mois, sous peine d’astreinte.

Ce jugement fait suite à une action en justice menée par AVOCATS.BE qui a introduit plusieurs actions de ce type. Le tribunal de première instance de Liège a déjà, par un jugement du 9 octobre 2018 reconnu la responsabilité de l’Etat belge quant à la surpopulation carcérale existant au sein de l’établissement pénitentiaire de Lantin.

AVOCATS.BE appelle le gouvernement belge à ratifier le pacte sur les migrations de l’ONU.

« AVOCATS.BE salue ce texte, respectueux de la dignité des migrants, qui appréhende avec justesse la migration comme une matière qui doit être gérée et non combattue » a déclaré Jean-Pierre Buyle, président d’AVOCATS.BE.