Face aux atteintes croissantes à l’État de droit en Belgique, comme ailleurs dans le monde, AVOCATS.BE annonce la création d’un Observatoire de l’État de droit. Cette initiative vise à renforcer la vigilance du barreau face aux dérives affectant plus particulièrement l’indépendance et le fonctionnement de la justice.
Constitué d’avocats, de magistrats, de philosophes et d’universitaires, cet observatoire aura pour mission d’identifier et de documenter les atteintes au fonctionnement de la justice et de proposer des actions concrètes afin de renforcer le respect des droits fondamentaux.
« L’État de droit souffre aujourd’hui, non seulement dans de nombreuses régions du monde mais également en Belgique. Il est urgent de se donner les moyens d’informer et d’agir » , souligne Stéphane Gothot, président d’AVOCATS.BE.
« Les avocats doivent rester, avec les magistrats, les premiers défenseurs du respect des règles. Notre objectif est de documenter ces situations et de proposer des actions
concrètes » , explique Xavier Van Gils, ancien président d’AVOCATS.BE et co-président de l’observatoire.
Afin d’alimenter ses travaux, l’observatoire s’appuiera également sur l’expérience des avocats de terrain. Un formulaire de signalement est mis à disposition afin de permettre aux praticiens de signaler les situations susceptibles de révéler des atteintes au fonctionnement de la justice.
Les informations recueillies permettront à AVOCATS.BE de documenter ces situations et de formuler des propositions d’action auprès de ses instances.
Pour aller plus loin
Les réflexions de l’observatoire sont également présentées dans une Tribune spéciale d’AVOCATS.BE consacrée à l’État de droit.
Ce numéro propose notamment des entretiens avec Françoise Tulkens, ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, Jean de Codt, ancien premier président de la Cour de cassation, et Benoît Frydman, philosophe du droit (ULB).
Il comprend également plusieurs analyses consacrées aux atteintes à l’État de droit, notamment la surpopulation carcérale, la politique d’accueil des demandeurs d’asile et les dysfonctionnements affectant l’exécution des décisions de justice.