ACTUALITÉS À LA UNE

La Tribune du 6 février 2020.

Motion de soutien adoptée par le conseil d’administration de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique (AVOCATS.BE) le 27 janvier 2020.

AVOCATS.BE a pris connaissance des actions entreprises par les Ordres et les barreaux français à l’encontre des projets de réforme du régime des pensions des avocats.

AVOCATS.BE est particulièrement sensible à ce combat légitime. Nous exprimons tout notre soutien aux organisations professionnelles représentatives des avocats français et aux actions entreprises.

Les réformes entreprises par les autorités risquent de fragiliser les avocats les plus faibles en leur causant un lourd préjudice économique, et de porter atteinte à l’accès au droit des justiciables et à l’indépendance des avocats.

L’Association des Avocats Européens Démocrates (AED, dont est membre le SAD), coorganisatrice de la Journée de l’Avocat en Danger, lance un appel à manifester ce 24 janvier 2020 à 13h devant l’ambassade du Pakistan (avenue Delleur n° 57 à 1170 Bruxelles) pour la défense de la défense.

Le 24 janvier de chaque année, depuis 2009, les avocats se réunissent pour attirer l’attention sur la situation de leurs confrères menacés, recherchés, persécutés, mis sous pression, réduits au silence et emprisonnés. Les années précédentes, la Journée s’est intéressée aux pays suivants : Chine, Colombie, Egypte, Honduras, Iran, Philippines, Espagne (Pays Basque), Turquie. L’édition 2020 se concentre sur la situation des avocats au Pakistan.

Durant les dernières décennies, les avocats pakistanais ont été victimes d’attentats terroristes, de meurtres et tentatives de meurtres, d’agressions, de menaces de mort, de procédures pour outrage, d’actes de harcèlement et d’intimidation et ils ont été la cible de harcèlement judiciaire et de tortures en détention du seul fait de l’exercice de leur profession. Les membres de la famille de quelques avocats ont été visés voire tués. Certains avocats ont été menacés d’être radiés du barreau ou ont vu leurs maisons perquisitionnées par les policiers.
L’attaque la plus notoire à l’encontre des avocats s’est déroulée le 8 août 2016, lorsque des terroristes ont perpétré un attentat suicide, suivi d’une fusillade dans l’hôpital de Quetta, causant la mort de 56 avocats.

La Tribune du 23 janvier 2020

Les victimes d'actes de terrorisme peuvent demander une aide financière à l'autorité. Elles disposent pour ce faire d'un délai de trois ans à compter de la date à laquelle les faits sont officiellement reconnus comme des actes de terrorisme. Pour certaines victimes, ce délai s'achève prochainement : leurs demandes doivent être introduites pour le 18 mars 2020. L'autorité tient à informer les personnes concernées sur leurs droits.